Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 27 février 2011

LE PETIT PARIS DE MARCEL DHIEVRE (2)


Voici aujourd'hui un extrait du texte « Saint-Dizier insolite » d’Yvon Lallemand tiré du livre

« Saint-Dizier » ( 1995) :


Le Petit Paris de Marcel Dhièvre

" L’art naïf trouva sa place au royaume des Muses, dans les premières années du XXe siècle, avec le douanier Rousseau et d’autres « artistes simples » qui prouvèrent que l’académisme n’avait pas le monopole de l’art.

A Chartres, Raymond Isidore décora sa maison et son mobilier de morceaux de vaisselle et de verres de couleur, lui donnant un aspect de mosaïques, reliant pour la joie du regard, l’antiquité et le surréalisme. Avec un clin d’œil pour Picasso, souvent vu comme un fantaisiste, on baptisa Isidore : « Picassiette » ; d’autant plus qu’il piquait par-ci, par-là, des morceaux d’assiette pour réaliser son œuvre. La maison Picassiette se visite et ne laisse pas indifférent. Ce pourrait être le cas du « Petit Paris », qui bien que classé monument historique (1984), vendu et revendu, continue à subir les assauts du temps. Ancien magasin, cette petite maison décorée est l’œuvre de Marcel Dhièvre, mort en 1977. Comme « Picassiette », notre bragard naïf a voulu faire de sa maison une œuvre d’art, peignant par-ci, ajoutant des sculptures par-là, collant de l’assiette, du verre, et tout ce qui était à portée de main. Les motifs floraux dominent, surtout des arbres et les branchages. La maison, faisant l’angle d’une « voyotte* », a en figure de proue une scène représentant « le corbeau et le renard ». Scène naïve par excellence, puisqu’elle illustre la deuxième et la plus connue des fables de La Fontaine. Trois colombes complètent l’ensemble. Sur la façade donnant sur l’avenue, au-dessus de l’inscription « Au petit Paris », ayant connotation de magasin de mode d’après-guerre, se trouvent, de part et d’autre de volets malheureusement métalliques et rouillés, deux médaillons représentant, l’un l’Arc de triomphe, l’autre la Tour Eiffel. Ces détails expliquent le nom de la maison, goût qui correspondait au quartier de la Noue, puisqu’on trouvait à deux pas, rue Ernest Renan, « le Moulin Rouge », restaurant et salle pour mariages, et la salle de danse « L’Alcazar ».

Qu’on trouve beau ou pas, « le Petit Paris » de Marcel Dhièvre est une œuvre d’art qui fait partie du patrimoine bragard, et qui mérite mieux que son purgatoire actuel. "


*Voyotte : ruelle bordée de maisons à pans de bois, souvent en torchis.







Le Petit Paris sur les Grigris :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2010/07/le-petit-paris.html



Au Petit Paris - Marcel Dhièvre
478 avenue de la République
52000 Saint Dizier

samedi 26 février 2011

MON REVE DE CERF ....LES CERFS D'ANDRE HARDY

Le croiriez-vous c'est par un grand cerf que ANDRE HARDY a commencé sa longue série de sulptures en ciment polychrome !






Et ces phrases émouvantes recueillies par Olivier Thiébaut dans son ouvrage " Bonjour aux promeneurs " :

Mon nom c'est HARDY , qui n'a pas peur !
Je ne suis pas dans l'ambition, je suis caché , je travaille tout seul ; tout ce qui a été fait ici , je l'ai fait tout seul.
Mais depuis qu'ils ont la déviation , les gens ne passent plus; avant il y avait même des cars qui s'arrêtaient, j'ai même vu deux japonais , une fois !
Quand j'ai commencé j'avais pas l'idée, je ne pensais pas faire tout ça !
C'est venu comme ça ."

Un grand merci à Marc Henri Barrabé pour l'envoi des différentes photos !

vendredi 25 février 2011

EXPOSITION NOEL FILLAUDEAU A CLISSON


RETROSPECTIVE Noël Fillaudeau
DU SAMEDI 26 FEVRIER AU DIMANCHE 13 MARS 2011
GALERIE DU MINAGE A CLISSON


VERNISSAGE LE SAMEDI 26 FEVRIER À 16H








« Je ne fais pas de l’art, je fais ce que je ressens ».

« Sculpteur, peintre, poète, Noël Fillaudeau se revendique autodidacte (…) bien qu’il ait suivi un enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes puis de Paris. A l’affût d’éléments glanés au hasard de ses promenades : bois flottés, mousses et lichens, galets d’objets récoltés et détournés de leur fonction première, il appréhende chacun en fonction de sa texture, des traces laissées par un usage passé. De l’assemblage de ces différentes unités, des métamorphoses d’affiches ou de reproductions de peintures d’autres artistes, du jeu de modelage ou de tatouage des matières naît une oeuvre foisonnante aux formes diverses ».
Alain Katz, ancien conservateur des Musées de Cholet.

jeudi 24 février 2011

ANDRE HARDY ET SON EXTRAORDINAIRE JARDIN




Il y a tout d'abord eu l'ouvrage magnifique d'Olivier Thiébaut "Bonjour aux promeneurs" et des promenades sur le site de l'Art insolite :

Il y a ceux qui ont eu la chance de rencontrer l'homme et de visiter son extraordinaire jardin et les autres ...
Un chose est sure aujourd'hui ceux qui aiment l'Art Brut ont le coeur triste .

André Hardy aura bientôt 90 ans , il est parti en maison de retraite, sa maison a été achetée et aujourd'hui les oeuvres qui envahissaient son jardin sont à vendre .
Elles vont être éparpillées et je trouve cela infiniment difficile à accepter ...






LES CERFS D'ANDRE HARDY :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2011/02/mon-reve-de-cerf-les-cerfs-dandre-hardy.html

http://grenier-marco.fr/fr/histoire-de-l-entreprise

mercredi 23 février 2011

LE PETIT PARIS DE MARCEL DHIEVRE

Nous avons fait un détour cet été par Saint Dizier afin d'apercevoir LE PETIT PARIS de MARCEL DHIEVRE .
L'Office du Tourisme de Saint Dizier- que je remercie ici pour les documents envoyés (les photos anciennes et différents textes)- m'avait expliqué qu'une restauration était prévue mais que dans l'immédiat LE PETIT PARIS était en partie caché aux yeux du public et que visiter l'intérieur n'était pas possible .
Voilà depuis il y a du nouveau ....les travaux de réhabilitation commencent le 1 er mars et ça c'est une bonne nouvelle !



" Cette maison ne passe pas inaperçue, aussi l’avez-vous sans doute remarquée au 478 de l’avenue de la République à Saint-Dizier .
Elle s’apparente aux créations de l’art brut avec un décor extérieur constitué de morceaux d’assiettes, des sculptures en ciment armé et des peintures, elle est décorée de motifs floraux et végétaux en ciment, plâtre, béton et morceaux de faïence . Conçue par Marcel Dhièvre à partir des années 1950, elle tient son nom de l’enseigne du magasin (Ancienne boutique de bonneterie-lingerie) tenu par son épouse et fut classée monument historique en 1984.
En façade, l’inscription "Au Petit Paris "est surmontée de deux médaillons représentant l’Arc de triomphe et la tour Eiffel. Décorée de motifs floraux, un angle illustre la fable du corbeau et du renard. A l’intérieur, le rez-de-chaussée est lui aussi entièrement orné d’éléments peints et de fresques murales."





LE PETIT PARIS

" Pour moi, l’essentiel est de faire sourire les gens quand ils passent et d’égayer la rue. J’ai commencé, les autres n’ont qu’à faire la même chose."

Marcel Dhièvre (1898-1977)
" Il ouvre en 1923 un commerce de bonneterie-lingerie qu’il appelle « le Petit Paris ». C’est un homme ingénieux, habile, bien que paralysé de la main droite. L’aventure commence par l’enseigne de son magasin « le Petits Paris » qu’il réalise en béton armé, mais peu à peu, les motifs gagnent la surface et envahissent le tout dans une profusion de détails.
Avec patience et détermination, pendant presque 30 ans, il a décoré les façades de sa maison de
débris de faïence (mosaïque), motifs de ciment (relief), frises peintes. Le résultat ?
Une association joyeuse et hétérogène de motifs variés où se côtoient des monuments célèbres placés dans des médaillons (une tour Eiffel par-ci, un arc de triomphe par-là), des éléments végétaux en frises et des animaux (libellules, papillons, oiseaux – un bel exemple ? l’angle formé par l’avenue et une voyotte llustre la fable du Corbeau et du Renard).
A l’intérieur, le rez-de-chaussée est aussi entièrement orné d’éléments peints, de fresques murales. Bref, tout l’espace est exploré. Même fenêtres et portes sont investies. L’organisation spatiale s’adapte alors avec des effets d’encadrement, de rythmes qui prennent en compte les caractéristiques du support.
En 1984, la maison a été classée monument historique. "





Le Petit Paris en anglais :


Au Petit Paris - Marcel Dhièvre
478 avenue de la République - 52000 Saint Dizier

mardi 22 février 2011

LES BOITES A LIRE DE SARLAT ET LE BOOKCROSSING




Au cours d'une balade dans les rues de Sarlat la magnifique , nous avons découvert des boîtes en plexiglass transparent emplies de livres....L'idée est belle. Vous y déposez les livres qui vous ont plu, déplu, ou qui encombrent vos étagères. Ils feront le bonheur du prochain lecteur... L'idée est bien réalisée. la boîte en plexiglass protège les livres de la pluie et du vent ...L'idée est généreuse. Tout cela est gratuit ....La municipalité et la bibliothèque de Sarlat se sont associées pour la mise en place de ces nouvelles boîtes à lettres.

Cette expérience est à rapprocher d'un article de Célia Grzegorczyk découvert dans l'Hebdo du vendredi sur le bookcrossing :

Les livres tiennent leur échappée belle …
" N’avez-vous jamais aimé un livre au point de vouloir que tout le monde l’ait lu ? N’avez-vous jamais eu envie d’adopter spontanément un livre abandonné au coin d’un parc ? Les deux questions juxtaposées ainsi paraissent curieuses, pourtant c’est le principe du bookcrossing, phénomène mondial qui aurait bon ton d’envahir plus largement nos contrées françaises, et pourquoi pas rémoises.

Un peu d’étymologie anglaise pour décrypter ce terme étrange. « Book » ce sont bien sûr les livres ; « crossing » signifie quant à lui « croisement » mais aussi « traversée » … car c’est bien une traversée semée d’embûches que rencontrent ces livres lâchés, sans défense, dans la nature ! C’est pourquoi le bookcrossing rémois ne rencontre pas un succès fou … les œuvres seraient soumises au vent, aux travaux du tramway, à la pluie en août et ce début d’automne… bref, une vie bien compliquée loin de la douceur et la chaleur d’une bibliothèque. Mais que voulez-vous, les livres ont soif d’aventure.
Comment procéder ?


Il suffit de choisir un ouvrage qui vous a particulièrement touché, que vous souhaitez partager avec d’autres lecteurs qui vous sont inconnus. Rendez-vous ensuite sur le site web consacré au bookcrossing français, enregistrez votre livre et vos impressions sur celui-ci. Vous recevrez ensuite un code à coller au dos de votre ouvrage pour permettre à ceux qui le retrouvent de le référencer en ligne, afin de suivre son trajet à travers les monts et les vallées, mais aussi de partager leurs réactions ou ressentis après sa lecture. Une fois l’étiquette en place, faites des adieux déchirants (publics ou pas) à l’ouvrage en question et laissez-le quelque part où il pourra facilement être trouvé par quelqu’un d’autre (sur un banc, dans un café, sur un comptoir quelconque …) et continuer son chemin. La condition ? Être capable de libérer un livre sans regrets, chose bien compliquée pour les amoureux des pages reliées … Pas de panique, vous pourrez recevoir de ses nouvelles de temps en temps, le site vous enverra un mail à chaque fois qu’il aura été recueilli. Une activité originale, plébiscitée par les libraires, qui voient d’un bon œil ce partage spontané qui renoue avec la véritable passion de lire.
Participez vous aussi à cette odyssée littéraire en vous rendant sur le site: "


lundi 21 février 2011

MES CERFS DE SLOVAQUIE

.... dans le château d'Oravsky Podzamok, le château de Nosferatu, en Slovaquie ....



dimanche 20 février 2011

AUX HOMMES DE LA TERRE REMUEE …DE CHOMO

Ce texte magnifique de Chomo qui a pris place sur l'ART BRUT ET LES LIEUX INSOLITES DES GRIGRIS DE SOPHIE :


Aux hommes de la terre remuée…
Pénétrer à tout prix le coeur pur des simples.
A ceux qui n’ont d’autre ambition que de faire germer la graine.
A ceux qui ont des femmes qui arrosent les fleurs et bercent les petits qui bavent des aurores.
Aux effacés.
A ceux qui rentrent le soir couverts de terre dorée aux odeurs de moissons
et de chaume penché.
Aux sans titre de noblesse.
Aux sans couronne lourde à porter.
Aux sans gloire apparente.
Aux têtes penchées quand se couche la lumière là-bas où la pensée et la mémoire se perdent.
Devant ceux qui nourrissent le monde,
Je m’incline et me tais.




http://lartbrutetleslieuxinsolitesdesgrigris.blogspot.com/

samedi 19 février 2011

LES PETITS PLATS DE VALERIE

Aller goûter chez Valérie est toujours un grand bonheur.....



Elle vient de créer un site pour partager ses recettes :


Moi j'ai dégusté chez elle ces délicieux cakes au thé !
A essayer !





CAKES AU THE
Faire bouillir 12,5 cl de lait , y laisser infuser 2 sachets de thé aux fruits rouges pendant 10 mn.
Mélanger 75 g de beurre avec 140g de sucre , ajouter 150g de farine et 1 demi sachet de levure chimique.
Fouetter 2 oeufs avec le lait , incorporer au précedent mélange.
Faire cuire 45 mn.
Préparer un sirop en laissant infuser 1 sachet de thé dans 25 cl d eau , ajouter 40g de sucre , porter à ébullition .
Démouler les cakes et les arroser de sirop .

jeudi 17 février 2011

FRANCK DUVAL EXPOSE A LA NEW HEART CITY GALLERY

La New Heart City Gallery est très honorée d’accueillir à partir du 18 février 2011 l’artiste urbain qui s’est rapidement imposé ces dernières années sur la scène parisienne du Street Art, et aujourd'hui, internationalement reconnu : Franck Duval .




" L’artiste à la signature urbaine emblématique, a pris le parti pour cette nouvelle exposition personnelle d’utiliser essentiellement la technique du collage au ruban adhésif transparent.C’est à partir d’images de scènes de vie des années 50 qu’il réinvente l’histoire.
Il supprime le côté lisse des expressions figées, les scènes ennuyeuses de perfection et l’innocence pour entraîner les images dans son époque et sa modernité.
Sous son ruban adhésif la matière se révèle, seule la couleur traverse les âges, c’est l’empreinte d’une nouvelle ère. Les silhouettes féminines, insouciantes de provocation, affirment cette réalité soudaine marquée par le rythme et le mouvement. Seules les parures des personnages sont rescapées de l’Ancien Temps et portent le visage et les attitudes des actrices et acteurs du cinéma des années 50.
Les scènes de vie normées et figées et les stars de papier glacé ont traversé les époques pour laisser place à un véritable spectacle vivant. "



New heArt citY Gallery
11 rue de Picardie
75003 Paris
du mardi au samedi de 11h à 19h

jusqu'au 31 mars 2011

http://newheartcitygallery.blogspot.com/


Vernissage le vendredi 18 février 2011 de 19h à 22h !




Et .... Franck Duval à Reims sur les Grigris :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2010/11/franck-duval-reims.html

mercredi 16 février 2011

GRAND MERE DEBALLE TOUT D'IRENE DISCHE

Découverte de mes dernières vacances ...
On sourit à chaque page, on se délecte à chaque formule...
UN OUVRAGE RÉGALANT !



" Une voix inimitable et ironique, une manière « light touch » de décrire l’odyssée et les péripéties tour à tour heureuses et tragiques, d’une famille allemande mi-juive, cultivée et nantie de Breslau, avant l’ère nazie, jusqu’à l’exil forcé et l’intégration aux États-Unis.
Une sacrée grand-mère ! Autoritaire, impertinente, arrogante, catholique invétérée, bourrée de préjugés, hypocondriaque… N’ayant peur de rien, pourtant, la langue bien pendue, libre, généreuse, éprise de justice. Un mélange détonnant qui mène le lecteur par le bout du nez, dans ce récit de sa vie et de celle de sa famille (son mari, un médecin juif converti bien sûr, sa fille talentueuse, Renate, sa petite-fille - une certaine Irene Dische, rebelle qui lui donne bien du fil à retordre -), traversant des pans entiers d’histoire, depuis la montée du nazisme en Allemagne, en passant par l’exil, jusqu’à l’Amérique contemporaine, sans oublier les joyeuses errances de la période hippie aux États-Unis. L’imposante « Frau Doktor Rother », impératrice de Weehawken, une bourgade du New Jersey, a d’indéniables dons de conteuse et assume, avec fougue et ironie, la stature de la grand-mère idéale que ses tribulations, les frottements avec la culture américaine et les jeunes générations, ont petit à petit transformée.
L’auteure évoque avec une plume légère un sujet grave : la persécution des juifs en Allemagne puis la dureté de l’immigration en Amérique.

Irene Dische, née en 1952 à New York de parents immigrants austro-allemands, a étudié le clavecin à Salzbourg. Avec son recueil de nouvelles " Pieux mensonges" elle a été le premier écrivain non-allemand lauréat du Prix des critiques allemands. Ses romans et nouvelles sont publiés dans vingt-deux pays et " Grand-Mère déballe tout " est un best-seller outre-Rhin. Elle partage son temps entre Berlin et les États-Unis."

mardi 15 février 2011

THE HOUSE DE SHARUNAS BARTAS

J'ai découvert SHARUNAS BARTAS grâce à la Médiathèque Fallala et aux films proposés sur lui (un documentaire réalisé par Guillaume Coudray) et de lui (Corridor et The House).
J'ai été complètement subjuguée par THE HOUSE ...un film formellement splendide.
Être filmé par SHARUNAS BARTAS serait mon rêve, si j'étais actrice !

Le réalisateur lituanien dit qu'il n'aime pas analyser... qu'il fonctionne émotionnellement et que les émotions sont inexplicables. " Une émotion est ou n'est pas : l'expliquer est vain."
" Mieux vaut se laisser glisser dans ses films comme on sombre dans un rêve, le corps détendu, le cerveau en apesanteur et la boîte à explications fermée à triple tour. "
Et là on vogue entre rêve et réalité, fantasmes et hallucinations ; on baigne dans une certaine
violence et une absolue sensualité; on se perd avec bonheur dans un monde dédalesque et psychédélique (avec quand même dans un coin de la tête un petit rire et la certitude que ce film ferait les délices d'un psychanalyste !) .
C'est une expérience unique entre conscience et hébétude, l'impression de se vautrer entre deux mondes, dans un bonheur régressif (proche du bain de boue de Robinson dans "Vendredi ou les limbes du Pacifique" de Michel Tournier !)

" Un film privé de certitudes qui n'explique ni ne démontre rien, laissant les spectateurs libres de dériver rêveusement."

" The House accueille tous les damnés de la terre,et on finit par ne vouloir qu'une chose,trouver le chemin qui nous permette de les y rejoindre... "








Un lien vers une vidéo d'une dizaine de minutes :

dimanche 13 février 2011

NATACHA FAYARD

Et voilà comment grâce à facebook j'ai découvert tout à fait par hasard les toiles de NATACHA FAYARD ....
Le choc et le bonheur de replonger dans un rêve ancien et dans le souvenir d'un tableau aperçu au musée de Pecs ....




"Femme peintre n’est pas homme peintre" par Sylvain Piron
" Par delà les discours et les écoles, Natacha Fayard est autodidacte comme tant d’autres.
Peindre lui est devenu une nécessité depuis une décennie maintenant. Son regard et ses mains ne se perdent pas en conjectures : pas de conceptualisme, pas de débauche de technicité, pas de revendication énoncée. Non, rien d’autre que quelque chose de physique dans sa peinture acquise au bout d’une longue lutte au corps à corps. Pas d’état d’âme non plus. Refus de parler de soi. Il n’y a pas de regard omniscient dans ses tableaux. Autrement dit elle ne dirige pas le regard du regardant, ne l’influe pas non plus. Elle laisse à voir le résultat d’une lutte, où le combat mis en suspens comme sur « pause » au moment où la scène prend du sens. Selon les titres , il s’agit d’avant le drame, pendant ou après. Mais toujours, le temps est là, maîtrisé par différents procédés : les jeux de plans avec des mises au points plus ou moins nettes, le mouvement de formes qui convergent et prennent sens peu à peu lorsque le regard devient actif, le choix des cadrages qui laissent filer un hors champ en dehors du cadre. Bref l’espace est campé dans un monde où état présent, sentiment d’éternité, mémoire collective se conjuguent et se superposent pour fabriquer un lieu onirique emprunt d’un fatalisme tragique, lancinant, mais jamais triste.
Une générosité dans sa peinture. Aucune inhibition ou peur de la toile remplie. Elle peint, gratte, peint, gratte, griffe, colle , regratte et repeint. Il n’y a pas le blocage de la toile gérée par un souci d’économie et d’équilibre puriste qui rend le regard cérébral. Exit la froideur clinique. Les couleurs varient d’une toile à l’autre sans aucun symbolisme, ni aucune psychologie. Le pigment est prétexte à variation, chatoyant, vibrant ou grinçant, les tonalité et contraste jouent plus proche de la musique et du rythme, que de la représentation à proprement dit. Le maillage des couleurs sert de révélateur au sujet. Les couleurs, ni aplat, ni tracé, jouent le rôle de facettes, de petits plans successifs qui scintillent et se font écho dans une trame qui enveloppe et dévoile tout autant le sujet qui n’est autre qu’une certaine somme de ses facettes. Natacha F. est une processuelle joyeuse qui s’enivre à partir de l’enchaînement provoqué d’accidents et de rattrapages , de provocations et d’esquives camouflages."