Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 30 septembre 2016

PHILIPPE AINI A SERVIES-EN-VAL : LA COOPERATIVE ARTISTIQUE LA MARGE 2





J'avais déjà, avant d'arriver à Serviés-en-Val, beaucoup d'admiration pour PHILIPPE AINI.
Pour moi, c'est l'homme qui a su se relever de l'affront de Flines-lez-Raches, c'est un artiste mondialement connu qui aime les défis, il y a en lui Sisyphe et Pénélope et cette rare capacité à rendre les rêves possibles et à mener les combats les plus fous.

La preuve en est, cette fois encore,  avec LA COOPÉRATIVE ARTISTIQUE LA MARGE 2 qui a ouvert  ses portes début juillet.
Impossible pour nous d'être là pour le vernissage alors nous avons passé une longue et belle journée de septembre à arpenter les lieux dans tous les sens et à profiter de chaque détail.
Bonheurs supplémentaires nous avons eu accès aux réserves, visité l'immensité des bâtiments au potentiel énorme (Philippe a des projets à ne plus savoir qu'en faire!), vu les derniers tableaux en cours.
Une telle énergie, un tel enthousiasme sont rares et précieux, d'autant plus rares que Philippe ne travaille pas que pour lui mais pour proposer aux autres, un lieu d'exposition, des ateliers .

Amis du Sud Ouest vous ne pouvez manquer cette indispensable visite qui permet de découvrir les tableaux, les vêtements et les sculptures du Maître des lieux, les œuvres de sa fille Carré Line et de ses amis (une quarantaine).
1000 m2 de parfaite réhabilitation, des œuvres présentées au milieu des cuves et passerelles d'origine, un sol peint, des murs peints (les graffs colorés de l'artiste espagnole Miadana sont un  atout supplémentaire ), Philippe Aïni a su conserver ce bel espace en lui donnant du volume. "Ce sera quelque chose de monumental", avait il déclaré avant les travaux et le pari est réussi !
Tout a été pensé : les couleurs (du blanc, du noir et du rouge),  il a conçu un banc géant et une bibliothèque "pour bouquiner des livres d'art tout en regardant les œuvres" , une scène est installée pour faire de la musique ou pour accueillir des spectacles, un lit double trône au milieu de la galerie pour pouvoir passer une nuit au musée. À l'extérieur, l'hectare de terrain sera aménagé en parc et contiendra un amphithéâtre, des sculptures seront installées sur les toits.
Parmi les innombrables projets de Philippe : la façade sera entièrement sculptée par lui et l' artiste Anne Sarda  installera sa sculpture géante faite à partir de fils de toutes les couleurs. Un appartement sera aménagé tout en haut d'un des bâtiment ...
Ajoutez à tout cela une vue imprenable sur les collines et les vignes environnantes.

La coopérative ferme ses portes le 15 octobre pour quelques mois.
Une nouvelle exposition " 40 femmes exposent" verra le jour  en mai 2017 car Philippe Aïni a, chevillé au cœur, le désir de rendre hommage aux femmes.
Ne manquez pas cette première exposition ...  ni les suivantes!



Isidore de Jacques Duault






Avant



«On se demande si les gens osent encore rentrer dans les musées. Si tu ne fais pas un pas vers eux, l'art contemporain n'a plus aucune visibilité».









"Je vois ce qui se passe, les temps ne sont plus à la création artistique. Pourtant il faut dire qu'elle peut tenir les gens debout. Aujourd'hui il n'y a plus d'utopie. La création c'est ouvrir des fenêtres pour ne pas rester enfermés. Pourquoi ouvrir La marge ? C'est une action anti-pauvreté morale. Les gens il faut aller vers eux. C'est ce que j'ai fait".








F. Chevrier








Magdalena Kopacz








"Depuis 30 années, avec mon utopie, j'ai réalisé mon travail de création autodidactique en essayant de me défaire de tout ce qui m'avait été inculqué, appris, obligé, certaines choses digérées et ressassées
Les oublier n'a pas été trop difficile étant cancre de conviction et d'avenir. Sans courants d'air, d'Art, à chaque fois me réécrire, sans pour cela vouloir vous plaire, essayant de comprendre ce que je n'arrivais pas à dire, ne pensant pas être un art-brutiste, je travaille ma vie en créant mon immortalité. Je suis prétentieux de ma responsabilité envers cette humanité dont je fais partie.
Pour finir, j'en dirais "Regardez moi sans m'écouter, parlez de vous à travers les œuvres pour qu'elles puissent vivre l'humanité qu'elles essaient d'en dégager." Ne faisons pas des créations de la banalité artistique, car rien de rien n'est à faire..."







 G. Delafosse




E. Bavoillot


LE SITE DE PHILIPPE AINI

UN ARTICLE DANS LA DÉPÊCHE

UN AUTRE

UN AUTRE

Coop-Art La Marge
1 rue Joseph Delteil
11220 Serviès-en-Val


 +33 6 21 63 04 31

JUSQU'AU 15 OCTOBRE DE 13 H A 20 H

Les réserves gigantesques ...





 Une nuit au musée ...





D'autres photos bientôt sur les Grigris !


jeudi 29 septembre 2016

PIERRE DELLA GIUSTINA A LA CHAPELLE SAINTE ANNE A ARLES





" A l'origine et au commencement de tout, il y a Pierre, l'auteur et l'artiste.
A l'issue et au bout de tout il y a Pierre, l'artiste et l'auteur.
Entre ces deux temps, des histoires d'amitié, de fidélité, d'échanges, de coups de main et d'outils au service du rêve.
L'un burine, l'autre encolle, elle tapisse, il coud, elle agrafe, il assemble, elle noircit, il soude, il photographie, elle encourage, il gratte, elle visse....
Toutes et tous embarqués dans l’aventure de PIERRE DELLA GIUSTINA, démiurge de ses rêves, alchimiste de ses gestes et de son regard forgés à l'histoire des femmes et des hommes"




"La chapelle Sainte-Anne héberge de curieuses créatures, monumentales ou à taille humaine, les oeuvres du peintre Pierre Della Giustina. Cette exposition, inaugurée le samedi 9 septembre 2016 en présence du maire d’Arles et de nombreux élus, a été conçue par l’association Originart. Son président, Philippe Hamant, a rappelé l’importance de l’œuvre de Pierre Della Giustina  pour l’existence même de l’association, qui s’est donnée pour objet de promouvoir l’art brut. Après avoir accueilli des œuvres de l’artiste dans des expositions collectives, c’est la première fois que la ville d’Arles et Originart l’invitent comme seul exposant.

Les sculptures, émouvantes dans le contraste qu’elles manifestent entre entre leur grâce, leur humanité et les matériaux qui les composent (débris de métal, de bois, de plastique), voisinent avec des gravures, des bas-reliefs et des photos de Christian Guy, qui retrace en images la préparation de cette exposition. L’artiste a d’ailleurs tenu à remercier ses amis auvergnats qui l’ont aidé tout au long de la réalisation des œuvres et de l’installation dans la chapelle. Toute une chaîne d’amitié qui, du Puy-de-Dôme à Arles, a insufflé l’élan vital à ces géants de bois brut."




  "Travailler sur le vide, créer de la légèreté et de la dynamique"








 L'artiste sera de permanence à l'exposition le samedi 1er octobre et le dimanche 2 octobre




Le journaliste Jean-Marc Laurent a eu la chance de rencontrer l'artiste dans son atelier avant cette grande exposition :

"Du capharnaüm de la maison-atelier de Pierre Della Giustina à Saint-Rémy-sur-Durolle (Puy-de-Dôme), sortiront dans deux mois les grandes sculptures singulières de l’exposition de la chapelle Sainte-Anne, à Arles.


Pierre Della Giustina pousse loin l'art du recyclage. La matière première de ses sculptures et tableaux provient des déchets, rebuts industriels et bennes de récupération. Mais beaucoup de ses œuvres ont elles-mêmes eu plusieurs vies.
À l'image de ces grandes toiles classiques où le laser nous révèle plusieurs versions superposées, les compositions de Pierre Della Giustina portent la trace de toutes leurs tentatives. Les portraits de toreros que l'on voit actuellement dans son atelier étaient des gravures de corps de femmes il n'y a pas si longtemps.
Dans une autre pièce le géant qui est en train de trouver sa forme est né du buste de l'empereur, devenu L'homme en marche. « Je démolis ou alors je recycle ce que je ne vends pas », justifie le plasticien.
Dans le bourg de Saint-Rémy-sur-Durolle (Puy-de-Dôme), les pièces d'habitation et d'atelier de Pierre Della Giustina se confondent. Comme dans les sculptures qui s'invitent dans tous les espaces, de la cave au grenier en passant par la cour, l'exploration du bâtiment dévoile les strates de son occupation, depuis l'atelier de coutellerie originel. En une dizaine d'années d'activités sur place, Pierre Della Giustina a cependant pas mal brouillé les pistes en stockant ici les coulées colorées de l'usine de plasturgie voisine, là une collection de fonds de pots de peinture sauvée de la déchetterie, et là encore un ensemble de sommiers métalliques piqués par la rouille.
Depuis quelque temps, les visiteurs réguliers ont pu remarquer une tentative d'organisation dans cet entassement, dans le contenu comme le contenant, en recyclage permanent.
L'explication se trouve dans le salon, dans la maquette de la chapelle Sainte-Anne d'Arles (Bouches-du-Rhône). Pierre Della Giustina rêve en modèle réduit des grandes pièces qu'il installera à la rentrée dans la grande nef de l'édifice, transformée en espace d'exposition.
« C'est un lieu impressionnant, qui peut devenir écrasant », remarque l'artiste.
Pierre Della Giustina utilise les multiples niveaux de son atelier pour faire avancer parallèlement la quinzaine d'œuvres qui constitueront le socle de son exposition. « Jusqu'au bout je les toucherai, retoucherai », prévoit-il.
Pierre Della Giustina n'a pas de certitudes. Sinon celle d'avoir défendu peut-être plus longtemps qu'il n'aurait dû une vision radicale de l'art et de la vie. « J'ai beaucoup détruit, reconnaît-il. Quelques œuvres ont été sauvées, parce que je les avais vendues. »
Les doutes de Pierre Della Giusta sont lisibles dans tous les aspects de ses œuvres en chantier. Les matériaux, les techniques sont tressés dans des assemblages qui dégagent déjà une force évidente. Le tronc d'un châtaignier, un crâne de veau badigeonné de jaune crucifié sur un lit de ressorts, des tôles entrelacées, des papiers cousus… qui n'en finissent pas d'être démontés et réassemblés.
Dans ces os peints, dans ces cruxifictions on reconnaît les cicatrices de Barcelo. Ces personnages, ces chats, ces chiens, la puissance de ces matières évoquent Rebeyrolle. Et du sol au plafond l'âme de Jean Dubuffet plane.
La rencontre avec les textes de Dubuffet a bouleversé le parcours et la vie de Pierre Della Giustina, un jour à la bibliothèque du Centre Pompidou. « Une rupture de ban », confie-t-il. Doté d'un patronyme d'artiste italien du Quattrocento qui aurait pu tracer sa voie, le gamin des Martres-de-Veyre était bien parti pour faire carrière dans les arts déco. Quand Dubuffet et le mouvement contestataire CoBrA l'ont fait bifurquer au début des années 1980 vers la Fabuloserie, à Dicy dans l'Yonne, temple de l'art brut. Quelques années à rafistoler la collection d'Alain Bourbonnais et remettre en marche l'étonnant manège de Petit Pierre scelleront sa vocation d'« homme du commun à l'ouvrage », selon la formule de Jean Dubuffet."



 JUSQU'AU 8 OCTOBRE - PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

LE SITE D'ORIGINART 


D'AUTRES PHOTOS

L'ARTICLE DE JEAN-MARC LAURENT

LE SITE DE L'ARTISTE

( cliquer)





( photo Christian Guy )

Pierre Della Giustina
4, rue de l’hôtel de ville
63550 Saint-Rémy/Durolle
Tél.: 04 73 94 39 01



 Pour mémoire Pierre Della Giustina a mené de main de maître la restauration et le remontage du Manège de Petit Pierre en 1988 à La Fabuloserie.

Merci Patrick Michel pour cette belle idée de visite  !