Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 25 août 2016

DANS L'ATELIER DE SABRINA GRUSS


 Pour accompagner mes photos aujourd'hui un texte de Christiane Courbon :

"De petits crânes, des résidus, des brindilles, des squelettes... En frappant à la porte de l'atelier de Sabrina Gruss, on ne s'est pas trompé d'adresse. Voici une bien insolite galerie de portraits, d'étranges personnages sans chair et en os, mi-sourire, mi-grimaçants, campés dans des attitudes qui nous sont familières, mis en scène dans des situations que le burlesque dispute à la tendresse.
Entre attraction et répulsion, l'attention se mue vite en fascination pour le ballet funèbre et cocasse qui s'avance à notre rencontre . C'est avec beaucoup de respect, dans une quête qui est liée à son histoire, que la marcheuse s'en va sur les chemins du plateau de la Crau, glaner, c'est son terme, des restes de renards, de sangliers, de fouines, d'oiseaux....
Dans le secret de son laboratoire un peu particulier, elle se livre à d’étonnantes métamorphoses, à de mystérieuses et très touchantes manipulations, sur un petit monde inanimé qu'elle apprivoise et se fait sien. A s'interroger sur la vanité de l'existence, la douleur de la perte, le côté bouleversant de la mort, elle s'est inventé une stratégie de la sublimation pour conjurer l'inacceptable: remettre debout des choses couchées, c'est sa petite réparation à elle."




















Et quelques magnifiques photos de Sabrina ...











Et ce texte de  Denis Pouppeville :

"Pour Sabrina Gruss, le monde est un os plus ou moins circulaire en forme de plateau. Un peuple tout en os et sans couleur habite et s’agite sur ce plateau.

Aujourd’hui, ce peuple d’os, presque humain, est au rendez-vous pour la Grande fête de la Grande Fin. Ces carnavaleux défilent et cavalcadent à l’intérieur du cercle. Au premier rang, Soupe à la Grimace entraîne le groupe ; puis arrivent Petit Rictus, Chien jaune, et la Folle du Six fois Neuf. Viennent ensuite Sourire Pluvieux avec ses rats, Tête Morte et Gueule Noire, Franc Débris, les Sœurs Trouées et, main dans la main le Dresseur de gymnestre et la veuve Remugle. Ils sont tous là, l’orchestre Furieux était arrivé la veille avec ses tambours de peau, ses violons aigres et ses clarinettes bouchées.

Ils ont travaillé comme des fous et pendant des siècles à l’harmonisation de leurs âmes avec le monde. Ils sont maintenant en état de perfection. Ame experte en crétinerie, âme de cancre, âme de joyeux plouc, de frère couillon, d’agrégé en débagoulage, en ratage, en suçage de roue… la liste est trop longue.

Ils savent tout, ils ont tout vu. La traversée des siècles les a instruits et ils arrivent au but. Un peu usés, un peu fatigués, sans beaucoup d’illusion mais toujours joyeux avec ce désir de fête qui les taraude.

Je me pose parfois la question suivante, leurs vieux os ont-ils connu la chaire?  Probablement, mais il y a bien longtemps. Le voyage fut si long que la viande à fondu. Reste l’essentiel, l’os, avec parfois un petit morceau de peau jaunie, transparente et parcheminée. Pauvres êtres presque déjà poudreux, ils navigueront bientôt dans la poussière du temps qui recouvre tout, au milieu des étoiles ou dans je ne sais quelle province de l’infinie.

Sabrina Gruss, amoureuse de la vie et du vivant les aime passionnément. Pourquoi a t’elle choisi de leurs donner  la vie au moment du grand basculement ? Elle nous montre le moment fatal, la Fin et l’image que nous composons nous-mêmes, l’image de notre énigmatique et fantomatique équipée. Nous nous savions poudreux mais peut-être pas à ce point. Osseux et sans couleur, jeunes ou vieux, ridés et fissurés, nos souvenirs n’intéressent plus personne et nous sommes arrivés au bout de la ballade.

Vas t’on rire encore une fois ? Battons le rappel des tambours, des violons, des clarinettes et chantons l’hymne à « la mort joyeuse ».

Sabrina pouvait-elle trouver une autre issue à notre aventure? Je ne le crois pas. Elle est loin de la duplicité et du mensonge, elle ne triche pas. Avec sa gravité et toute la force de son ironie, elle nous initie à cette évidence, la partie est finie.

Arrive la nuit et son silence. Le Grand Tout progressivement se couvre de poudre d’os et de poussière."


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mercredi 24 août 2016

DANS L'ATELIER DE SABRINA GRUSS



Sabrina Gruss, glaneuse magnifique,  explore les sous-bois à la recherche de crânes, de coquilles vides, d’écorces et de bouts d’os, de dépouilles aussi qu’elle enterrera en attendant patiemment leurs décompositions et le blanchiment des os.
On peut être amoureuse de la vie et du vivant et aimer passionnément les os. Sabrina Gruss est une magicienne puisqu’elle a choisi de redonner vie à un peuple de squelettes, une alchimiste qui « honore » les os qu’on lui a confiés. « Enterrer, déterrer, recomposer, remettre debout pour jouer et sourire à nouveau ».
Chacune de ses créatures porte en elle une histoire secrète qui se mêlera à la sienne. C’est une danse avec la mort qui n’a rien de morbide mais qui reste totalement ludique, ballet funèbre et cocasse à la fois, personnages mi-sourire, mi-grimaçants.
Dans son atelier-laboratoire, elle se livre à de surprenantes résurrections et réalise des mises  en scène tendres et burlesques à la fois. Elle donne des noms étranges à son  insolite galerie de portraits : Soupe à la Grimace, Petit Rictus, Chien jaune, la Folle du Six fois Neuf, Tête Morte, Gueule Noire, Franc Débris, les Sœurs Trouées et la veuve Remugle.
Lorsqu’on découvre les sculptures de Sabrina on est partagé entre attraction et répulsion, on est totalement fasciné par ce mélange détonnant  et dérangeant, par l’humour grinçant de ce bestiaire tendre et ironique.
 
Sabrina Gruss a su sublimer l’inacceptable et nous aide à jeter un œil apaisé sur nos terreurs d’enfant.




















SABRINA GRUSS VUE PAR JACQUES, SON FRÈRE :

"Sabrina fut sommée de venir au monde au début du mois de février 1958 dans le 12e arrondissement de Paris. Elle pose à cette occasion son premier acte de résistance aux forces de la nature et elle ne se rendra qu’aux forceps. C’était moins d’un an après la naissance de son frère.
Par la suite, leur yiddish mama tenta bien de les dévorer afin qu’ils réintègrent l’endroit d’où ils n’auraient jamais dû sortir… En vain.
Son frère fut à l’origine un modèle. Non pas qu’il fut exemplaire mais cet être singulier et dissymétrique était debout et se mouvait grâce à un assemblage de cuir, de fer et de bouts de ficelles ce qui était fort admirable… Et mystérieux car elle avait le sentiment d’être la seule à constater ce phénomène tant était puissant le déni qui rendait muets ses parents.
Mais tout commença vraiment au début des années soixante, lorsque leur père crut enfin réussir à séparer ces espèces de siamois en leur intercalant une petite sœur qui vint très vite se nicher entre eux.
Ils étaient parvenus à réinterpréter l’espace familial, très petit et menaçant, en un monde exaltant et sans limite tant l'imagination de Sabrina déjà était féconde. Seulement voilà, comment intégrer cette nouvelle personne, si différente et tellement vulnérable, étrangère à la culture échafaudée entre eux deux ?
Alors pour cette petite sœur, elle se mit à déconstruire et recomposer toute la matière environnante : les poupées cassées, les bouts de tissus, les bafouillages de bandes dessinées, les jeux incomplets et dépareillés (et beaucoup d’autres choses que sa mère ne retrouva plus jamais). Ainsi, elle lui inventait une pédagogie de la réalité d’à côté, la vraie, celle qui, en proposant un autre regard sur le monde, dévoile sa vérité et offre une chance de le saisir.
Beaucoup plus tard, au début des années 80’, ses professeurs des bozars d’Avignon lui expliqueront ce qu’est l’intention artistique et elle réalisera alors que les études permettent de comprendre ce que l’on a appris il y a très longtemps.
Mais revenons aux années 60’. Ne croyez pas que Sabrina racontait des histoires à sa sœur. Non, non ! Elle lui expliquait le monde et en nommait les créatures. Ainsi prirent corps Le Babayou, Sandrépoupou, Titou son double et autres Krabichnouk… personnages effrayants pour le commun des mortels qui s’arrêterait aux apparences ; autant d’anges gardiens pour ceux qui savent les apprivoiser.
Vous comprenez maintenant que ce que vous croyiez être des œuvres d’art sont en réalité des moyens d’invocation. Et merde ! j’devais pas l’dire !"



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( photo Sabrina Gruss)


mardi 23 août 2016

DES LOUPS POUR AURELIEN


UNE BELLE JOURNÉE D'ANNIVERSAIRE 
A TOI AURÉLIEN !













1 ET 3 DELPHINE CADORE
6 CENDRINE ROVINI 
7 JÉRÔME PROGIN
8 MIGUEL ANGEL HUERTA ZUNIGA