Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

.......................................................................................
........................................................................................
........................................................................................
.........................................................................................

jeudi 26 avril 2018

LES TROGNES D'AURELIEN DEMAISON


"Rolande, Edmond, Maurice, Pierrot, Barnabé, Gustave, Albert, Ernesto...
Figures décaties par le temps éprouvant le corps, les Trognes affirment dans toute leur humanité la fragilité de ces êtres vieillissants.
Égarés dans un hospice sorti de l'imaginaire du sculpteur, chaque personnage possède une identité et un passé faits de blessures intimes.
Ces modelages s'inscrivent dans la tradition de la caricature mais ne souhaitent pas la moquerie du spectateur, c'est une recherche d'empathie et de bienveillance que suggèrent les petites sculptures d'Aurélien Demaison."











Les Trognes d'Aurélien Demaison sont en vente !

Contactez le sur Facebook  ICI
ou par mail : lionvertgalerie@gmail.com



mercredi 25 avril 2018

MARC DOZIER : PHOTOGRAPHE CHEZ LES PAPOUS


 

 

 J'ai voulu faire plaisir à ma petite sœur Hélène (l'enchanteresse magicienne des plantes sauvages dont j'ai souvent parlé sur Les Grigris (ICI  et ICI ) en l'entraînant le jeudi 19 avril à la Comédie de Reims regarder le film " Frères des arbres, l'appel d'un chef papou" ... et je me suis régalée car cette soirée fut de celle dont on se souvient toujours.
Après la projection du film, sur scène il y eut ce soir là Mundiya Kepanga, le fameux chef papou ... et son ami, traducteur, photographe, réalisateur et grand complice Marc Dozier.
Je suis fascinée par les parcours atypiques et j'avoue que celui de cet homme parti pour un échange de quelques mois alors qu'il était étudiant et qui finalement, depuis 22 ans, passe plus de temps en Papouasie qu'en France a de quoi séduire !
Marc Dozier a eu la gentillesse de répondre à mon message facebookien  : "J''ai beaucoup de chance de faire de belles rencontres. Ces rencontres influencent ma trajectoire de vie et l'enrichissent toujours un peu plus. Je suis très content si vous avez aimé notre film. Je vous invite à suivre nos aventures sur Facebook, Twitter et sur mon site … Vous serez ainsi informée de nos prochaines actualités (film, projection…)."
 

A mon tour  je vous invite  à voyager sur ce site et à assister à la projection de ce film important pour l'avenir de notre planète.











"Photographe, réalisateur et fixer, Marc Dozier consacre l’essentiel de ses activités à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Son travail a donné lieu à la publication de nombreux livres et à la réalisation de documentaires, en particulier du film L’Exploration inversée qui retrace le voyage en France de ses deux amis papous, Mundiya Kepanga et Polobi Palia.

Après des études de littérature à Grenoble et d’Arts graphiques à l’université de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Marc Dozier devient photojournaliste et réalisateur de films avec une prédilection pour les sujets où l’être humain tient une place essentielle. Photographe intégré à la rédaction du magazine français Grands Reportages depuis 1998, il réalise des reportages aux quatre coins du globe pour la presse française et internationale.

Dans le cadre de son travail sur les Papous, Marc Dozier partage chaque année la vie de différentes tribus dont il parle la langue véhiculaire, le pidgin, afin de répertorier la richesse de ces sociétés traditionnelles et de témoigner des profondes mutations sociales et culturelles qu’impose la confrontation avec le monde moderne.

Afin de donner la parole à ces populations autochtones, il invite régulièrement quelques uns de ses amis Papous à explorer et commenter le monde, contrebalançant ainsi l’hégémonie des conceptions occidentales. Une incroyable aventure qui a donné lieu à la publication de plusieurs ouvrages dont La tribu des Français (Éditions Dakota) et à la réalisation du documentaire L’Exploration inversée co-réalisé avec Jean-Marie Barrère (Production Bonne Pioche).

Particulièrement sensible aux questions de l’ethnocentrisme, son travail l’a conduit à s’interroger sur le regard que nous posons sur nous-même et sur les autres. En parallèle à son intérêt pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Marc Dozier explore ainsi la diversité du monde avec des séries photographiques qui mettent en valeur la richesse humaine dans un esprit de tolérance et de respect. Il a notamment participé aux expositions urbaines grand format « Nouz’autres » (Albertville 2011), « Rouen à la croisée des Mondes » (2012) et aux projections « Florence versus the world » (Florence 2011).

Dans le cadre de la structure Papouasie-Nouvelle-Guinée Fixeur, il met son expérience et sa connaissance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée au service de productions afin de les assister dans la réalisation de films documentaires diffusés sur toutes les grandes chaines comme National Geographic, la BBC, Discovery Channel, Canal+, Arte ou France 5."



LE SITE DE MARC DOZIER

LES DIFFÉRENTES PROJECTIONS EN MAI ET EN JUIN

(cliquer)



(Photo prise au Cambodge)

Pour Hélène bien sûr ....


mardi 24 avril 2018

SYLVIA KATUSZEWSKI A LA FABULOSERIE PARIS


"Sylvia Katuszewski est une créatrice «habitée» qui vit dans le compagnonnage des poètes (elle a notamment entretenu une correspondance avec René Char).
Elle modèle dans la terre une cohorte d’icônes totémiques, femmes-souffrance ou déesses endolories, saintes écorchées, poétiques et meurtries, belles de douleur.
Femmes blessées et superbes, toutes debout, femmes-enfants, femmes-mères d’une blancheur laiteuse, tendre et sucrée portant parfois les stigmates de douleur à travers un regard dégoulinant de noir ou une scarification ancrée dans la chair 
Femmes totémiques, touchantes, effigies de douleur et de beauté, comme inachevées, tendrement modelées.
Un art du paradoxe, né du choc de la cuisson. L’épreuve du feu façonne les femmes-enfants de Sylvia Katuszewski, tout comme la vie !
Icônes adorées, reliques encensées, réceptacle des prières et de l’adoration des hommes, les sculptures de Sylvia Katuszewski incarnent néanmoins la souffrance des femmes, des mères, des enfants perdus ou délaissés, des maternités avortées.
Un art du contraste où la souplesse du traitement parvient à suggérer avec force la dureté du propos."






















REPORTAGE-PHOTOS APOLLINE LEPETIT

 Et pour accompagner les photos d'Apolline ce long texte de Jeanine RIVAIS (N° 73 TOME 1 DE MARS 2003 DU BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA):

Quitter de vieilles amies qui, depuis plus de vingt ans, sont nées de votre cœur et de vos mains, ne se fait pas sans souffrances ! Se remettre totalement en cause ; abandonner des sécurités récurrentes, lorsqu’on parvient à la moitié descendante de la cinquantaine n’est pas non plus facile ! C’est pourtant ce qu’a fait Sylvia Katuszewski lorsqu’elle s’est aperçue que son savoir-faire risquait d’engloutir sa créativité. Bien sûr, ce "changement" n’a pas été le fruit d’une froide décision. Comme lors d’une maladie qui "couve" en vous sans se déclarer, l’artiste a connu des angoisses dénuées de raisons, des questionnements ne recevant aucune réponse définitive… Elle s’est accrochée à ses "Mater Dolorosa", sculptures féminines, blanches ou polychromes, sorte de saga dans laquelle elle exprimait depuis tant d’années ses difficultés existentielles et ses paradoxes liés à de possibles souvenirs d’enfance, à des paradis terrestres explorés puis oubliés… Mais désormais, le doute persistait, l’obligeant à s’en éloigner.

Alors, elle a réalisé une multitude d’aquarelles qui, à ce moment-là, lui ont paru –et sans doute l’étaient-elles- primordiales : où des petits personnages évoluaient dans des jardins d’Eden ; où des enfants devenaient fleurs ou oiseaux… un monde idyllique, en somme, l’éternel hymne à la vie de cette artiste qui, parlant d’elle-même, dit : "Je suis née de la cendre…"
            Il semble, rétrospectivement, que ces œuvres légères qui la ramenaient à deux dimensions, aient été autant d’escales où Sylvia Katuszewski reprenait son souffle, regroupait ses forces, tel le vent qui soudain s’arrête avant de repartir de plus belle ! Et c’est bien ce qui s’est produit car un jour a ressurgi son incoercible envie de plonger ses mains dans la terre. Cette nouvelle démarche à la fois liée à la précédente et complètement différente, la laisse encore dubitative, car elle s’impose sans que l’artiste puisse en saisir tous les tenants et les aboutissants. Mais d’ores et déjà, pour le visiteur, certains chemins apparaissent à l’évidence :

D’abord, elle qui donnait à ses œuvres des tonalités éclatantes, a choisi le raku, cette manière de cuisson de la terre aussi vieille que l’Homme, comme en un besoin de revenir à des techniques originelles. Ce choix ne s’est pas opéré au hasard, mais pour la symbolique qu’il véhicule : naturel et sobriété ; détachement, intériorisation et simplicité des sentiments. Terres cuites de façon à obtenir des grès rugueux, gris et noirs avec par endroits des flamboiements rentrés de rouges sombres ou de bleus froids ; et des nuances apportées par des glaçures plombeuses, épaisses et brillantes, creusées d’infimes dépressions.

Les formes, elles aussi, ainsi que leur chronologie, sont hautement symboliques :
            Des galets, d’abord, qu’elle a triturés, chantournés… jusqu’à leur donner l’air d’avoir échappé au Chaos universel ! Et sur lesquels sont couchés côte à côte de petits personnages peints, aux bustes conçus en une ligne unique, expressive sans être réaliste, tandis que le bas des corps est informel, voire inexistant : les origines de l’Homme, en somme !
            Et puis, par un besoin de structurer ces bouleversement cataclysmiques, l’artiste a commencé à réaliser des " plaques ", aux contours raboteux certes, mais incontestablement quadrangulaires : et, dessus, elle a gravé de nouveaux personnages tronqués par des enchevêtrements de végétations ou de rocs : l’Homme se levant, émergeant des éléments pour devenir lui-même… 

 Et Sylvia Katuszewski, dans cette promenade au fil des millénaires ? Il semble bien qu’ayant coupé le cordon ombilical qui la rattachait à ses précédentes créations, elle ne soit pas encore capable, comme il est dit ci-dessus, de s’affirmer haut et fort. Mais qu’elle se cherche ; qui mieux est, qu’elle cherche SA forme dans ce nouvel infini déjà si personnel : après les plaques où elle a tenté de faire surgir ces minuscules Golems, elle a, en effet, commencé une série de masques aux bords irréguliers évoquant des cercles, des rectangles, des triangles…
Sachant que depuis toujours et en toutes civilisations, les masques permettent d’explorer le tréfonds de l’âme humaine et à leur auteur d’affirmer différemment son identité psychologique et culturelle, faut-il s’étonner qu’elle ait -de même que l’enfant derrière son masque "se change" en fantôme ou en sorcier- tenté avec les siens de faciliter sa mutation, se changer en l’auteure d’une nouvelle génération d’individus naissant dans des espaces dont la définition s’affine peu à peu ?
Epais et lourds, ces objets cérémoniels portent des scarifications ou des reliefs, des motifs décoratifs… ou, à la place des joues, de petits médaillons aux visages découpés comme des camées, et à peine rehaussés de fins cheveux d’or jaune, situés à proximité d’une bouche béante, hurlant son cri primal. Porteurs d’une sorte de magie mimétique, ces masques ont apparemment permis à la créatrice -et ce mot prend ici sa force littérale- de réactiver son mythe fondateur et de créer une sorte de sculpture redevenue tridimensionnelle où, dans les plissements d’un magma figé pour l’éternité, émergent de petits individus encore incomplets, aux traits tout de douceur, aux grands yeux ronds, "beaux" de l’innocence originelle ; mais déjà soudés les uns aux autres, en une amorce de "vie" sociale…
Aucun doute n’est possible : Sylvia Katuszewski est parvenue à un point de non-retour. Sur des voies qu'il lui reste à rendre définitives, elle chemine déjà, déposant au long de son parcours des témoignages qui lui permettent de redevenir elle-même, d’être "elle chez elle", tout en étant autre et ailleurs ! N’est-ce pas là le rêve de tout artiste ?


LE SITE DE LA FABULOSERIE

DES TEXTES CHEZ CLAIRE CORCIA

CHEZ JEANINE RIVAIS

SUR LE SITE DE LA  CRÉATION FRANCHE

SYLVIA SUR FACEBOOK

LE BLOG D'APOLLINE LEPETIT

(cliquer)

LA FABULOSERIE PARIS
52 rue Jacob, 75006 
01 42 60 84 23
du mercredi au samedi 14h-19h 

fabuloserie.paris@gmail.com

lundi 23 avril 2018

SYLVIA KATUSZEWSKI A LA FABULOSERIE PARIS

Terres, pastels, dessins
Exposition jusqu au 5 mai 2018
























REPORTAGE-PHOTOS APOLLINE LEPETIT


"Enfant unique, Sylvia Katuszewski nait à Paris en octobre 1946. A l'âge de quatre ans, elle est confiée à sa grand-mère Rose, dont le mari avait été déporté. C'est à l'école que Sylvia découvre  sa différence d'avec les autres enfants et prend peu à peu conscience  son ascendance juive. Mais le merveilleux jardin de sa grand-mère la transporte dans de douces rêveries...
En 1955, à 11 ans, elle subit un choc terrible lorsqu'elle elle voit à sa sortie le film d'Alain Resnais Nuit et brouillard, qui la marquera pour la vie.

A 18 ans, elle nourrit une profonde admiration pour la poésie de René Char et lui écrit. A sa grande surprise, elle reçoit une chaleureuse réponse. Leur amitié durera 30 ans.


En 1972, Sylvia commence à créer des sculptures en terre cuite, puis ouvre un atelier d'expression et d'initiation à cette technique. En parallèle, elle produit des gouaches, des pastels, des dessins et des poèmes dont mères et filles sont les protagonistes. A la même époque, elle fréquente avec son mari l'Atelier Jacob, la galerie d'Alain Bourbonnais, rue Jacob à Paris.

Vers 2002, passionnée par le Japon, elle s'initie au Raku, technique particulière de cuisson rapide avec enfumage et forts écarts de température, qui entraine le craquèlement de l'émail et la prédominance des noirs et gris. La sculpture devient terne et noire ; Sylvia parle de " figures errantes ".
 Roger Cardinal dit d'elle : " Certains thèmes se sont déclarés... le désir ardent, l'inquiétude, la disparition, l'absence, l'attente, l'espérance [...] De toute évidence, Sylvia parle de choses essentielles qui l'habitent profondément ; mais elle en parle sur le mode du murmure plutôt que de la déclamation."

LA FABULOSERIE PARIS
52 rue Jacob, 75006 
01 42 60 84 23
du mercredi au samedi 14h-19h 

fabuloserie.paris@gmail.com



"Sylvia Katuszewski est née le 18 octobre 1946 à Paris. Elle vit jusqu’à l’âge de quatre ans avec ses parents, puis est confiée à sa grand-mère et à sa tante qui habitent Melun. A douze ans, elle décide de rentrer chez ses parents. Suite à des deuils successifs, elle ressent le besoin de s’exprimer et se tourne vers l’écriture. C’est alors que, enceinte de son fils, elle réalise ses premiers dessins, puis découvre le travail de la terre.
Dans son atelier, Sylvia Katuszewski fait surgir de la glaise des madones parées de fleurs, d’oiseaux, d’anges et d’enfants qui émergent des bouches, du ventre et des poitrines de ces déesses mères. Certaines de ces sculptures en argile sont émaillées de couleurs pastel. Elle réalise également des gouaches et des pastels.
Sylvia Katuszewski réside à Paris."



LE SITE DE LA FABULOSERIE

DES TEXTES CHEZ CLAIRE CORCIA

SUR LE SITE DE LA  CRÉATION FRANCHE

CHEZ JEANINE RIVAIS

SYLVIA SUR FACEBOOK

LE BLOG D'APOLLINE LEPETIT

(cliquer)