Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 26 juillet 2017

LES GRIGRIS VOIENT LA VIE EN JAUNE !
























3 GÉRARD NICOLLET
4  MEHRDAD RASHIDI  
5 PIERRE ALBASSER  
6 ÉMILIE COLLET  
7 ALICE WELLINGER
8 ANNA ZEMANKOVA
9 CLAUDINE GOUX
10  FRANCK LUNDANGI
11 JEAN- NOEL LAPORTE
12 LMG
13 CHEZ ISRAVELE ( PHOTO SOPHIE LEPETIT)
14 PAUL SERUSIER 
15 PHIL GOODKARMA
16 RUSUDAN KHIZANISHVILI
17 THIERRY BOITIER
18 THIERRY SCHROTZ
19 VICTOR TKACHENKO 


LES COULEURS ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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mardi 25 juillet 2017

LE PHARE SOLLEROT DE SAINT-OUEN-SUR-ITON

Voilà longtemps que j’avais envie d’y aller car Saint-Ouen-sur-Iton est célèbre pour une particularité architecturale, ses cheminées qui tire-bouchonnent et pour son "phare" !



 








 

 




"En un demi-siècle, le petit bourg du Pays Aiglon a connu une incroyable aventure avec son maire Désiré Guillemare : généreux, ambitieux et un rien mégalo.
Saint-Ouen-sur-Iton dispose d'une curiosité unique en France qu'elle n'a peut-être pas encore su bien exploiter pour attirer les touristes : des cheminées en tire-bouchon ! À la fin du XIXe siècle, un maire bâtisseur, hors du commun, décida un jour que son village ne serait pas comme les autres. Chaque maison construite serait surmontée d'une cheminée torsadée en brique de pays. Né en 1820 à la Jarcière, Désiré Guillemare, maire de 1852 à 1904, fut le doyen des maires de France, réélu à chaque scrutin, à l'unanimité des votants. Fils unique de petits propriétaires agriculteurs aisés, Désiré Guillemare vivait de ses rentes et d'un commerce de bois. Ce qui lui laissa le temps et l'argent pour penser à sa commune et à la célébration de sa propre gloire !

Désiré Guillemare avait de l'ambition pour Saint-Ouen-sur-Iton mais aussi de la générosité. Il investira une grande partie de sa fortune personnelle. Il réunifiera aussi les trois hameaux du Buat, de Saint-Aubin et de Saint-Ouen pour obtenir ce titre de « fondateur du bourg ».

 En près de 30 ans, il fera bâtir une mairie, maison d'école, des commerces, un bureau de poste, un petit musée, un marché couvert. Et des maisons individuelles au style si particulier, car flanquées des fameuses cheminées torsadées.

Il fera même fabriquer une cloche pour qu'elle sonne aux inhumations aussi bien pour les riches que pour les pauvres. En avance sur son époque, il édifiera le phare Sollerot afin d'offrir aux Audoniens, l'éclairage public grâce à cette colonne de 14 mètres qui, avec ses lampes à acétylène, éclairera trente maisons du centre bourg jusqu'à 22 h. Sur cette colonne sont indiquées les bontés du maire avec quelques coups de gueule aux grincheux s'estimant « être au-dessus des critiqueurs qui n'ont rien fait pour être utiles à la sosiété » (les fautes d'orthographe sont nombreuses sur les plaques !). Et au sommet du phare, la statue de Monsieur le Maire tendant la main vers sa mairie.

Mais ce n'est pas tout, à chaque fête locale, il y avait le couronnement de la rosière, avec une vraie jeune fille vierge, de 15 à 30 ans, qui recevra de son bienfaiteur, un dot de 400 francs de l'époque. Il créa l'institution des rosières à perpétuité. Hélas, la coutume a vite disparu car la dernière rosière donna naissance à un charmant bébé peu avant son couronnement !

 À chaque 14 juillet, le maire offrait aux garçons en fin d'étude, une casquette afin de le saluer à son passage. Enfin, le jour de ses obsèques, le 23 février 1904, des petits bustes du maire furent distribués aux fidèles.

La plupart des maisons anciennes du bourg sont flanquées de ces célèbres cheminées. Mais à quelques kilomètres de L'Aigle, on retrouve trace de ces cheminées sur la maison du « Castel-Pont » à Aube. Quatre cheminées torsadées surplombent la demeure construite par le maître de forge, M. Mouchel, en 1858, soit 14 ans avant le début de la création du bourg de Saint-Ouen. Désiré Guillemare ne serait-il pas venu à Aube repérer cette bâtisse pour y reproduire les cheminées dans son bourg ? Il y a une commune concurrente : la poste de Gréasque (Bouches-du-Rhône) possède une cheminée identique. Mais avec ces cheminées en tire-bouchon, Désiré Guillemare a gagné son pari, il ne sombrera pas dans l'oubli, Saint-Ouen-sur-Iton non plus."







UN ARTICLE SUR OUEST FRANCE 

SUR WIKIPEDIA 

SUR LE BLOG D'ARIANE

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(photos anciennes trouvées sur Google)


lundi 24 juillet 2017

L'EGLISE NOTRE DAME DE LA SALETTE A MALETABLE

Nous avons  fait un détour pour découvrir L’ÉGLISE NOTRE DAME DE LA SALETTE A  MALETABLE.
Décorée d’un jeu de briques polychromes, avec ses quatre niches au toit de cuivre qui abritent trois anges en fonte (le quatrième a été détruit par la foudre ), et au sommet, à l’abri d’une verrière, le groupe de la Salette : la Vierge Marie, Maximin et Mélanie, elle mérite toute votre attention.

Il pleuvait des cordes ce jour là sur Malétable alors si vous avez la chance de la voir sous le soleil
envoyez moi vos photos !

A DÉCOUVRIR ABSOLUMENT ! 










"Maximin et Mélanie, âgés de 8 et 15 ans, gardaient un troupeau de vaches sur les hauts pâturages de la commune de La Salette, au pied des Alpes, quand une « belle dame » leur apparut, qu’ils reconnurent comme la Sainte Vierge. C’était le 19 septembre 1846. Le sens de ce message confié aux deux enfants s’adressait à tous : le repos du dimanche, jour du Seigneur, doit être respecté car il est fait pour libérer les hommes des servitudes du travail quotidien, afin de sauvegarder leur dimension spirituelle d’enfants de Dieu. A cette époque de développement industriel, dont les impératifs économiques allaient bouleverser les structures sociales, le message de Notre-Dame de La Salette fut entendu et le lieu de son apparition attira de nombreux pèlerins. Sous son patronage, la construction de l’église de Malétable fut entreprise en 1865 par l’abbé Migorel, avec ses propres ressources et le concours de donateurs. Elle s’acheva en 1871 par l’édification de la tour, surprenante par son architecture originale et le dessin des arabesques de briques qui la décorent. Les tourelles d’angle supportent trois grandes statues d’anges en fonte sous des baldaquins de cuivre, la quatrième ayant été brisée par la foudre. Au sommet, la verrière abrite une statue de la Vierge. L’intérieur de l’église frappe par sa simplicité et le sentiment de ferveur naïve qu’exprime, dans la chapelle de gauche aménagée comme une grotte avec de gros blocs de pierre brute, le groupe de sculptures peintes, représentant Notre-Dame et les deux jeunes paysans qui l’écoutent, un peu intimidés. Le même motif a été brodé, par les jeunes filles du pays et la châtelaine, sur la bannière blanche des processions. Il se retrouve aussi en modèle réduit sur un petit meuble à gauche de l’autel dans le choeur. Une inscription autour de l’abside rappelle que le premier jour de la semaine est réservé à Dieu, comme l’illustrent des petits quatrains en vers sur les vitraux de la nef figurant les douze apôtres. Une peinture du XVIII°s., un peu effacée, évoque le martyre de saint Laurent, patron de l’ancienne église paroissiale, dont on aperçoit le clocher pointu près des dépendances du château de Malétable. En 258, sous le règne de l’empereur Valérien, le pape Sixte II fut l’une des premières victimes des persécutions contre les chrétiens de Rome. Le diacre Laurent, qui l’avait accompagné jusqu’au lieu du supplice, fut alors sommé par le préfet de livrer les ressources de la communauté, dont la gestion lui était confiée. Il obtint un délai de trois jours et distribua tout l’argent aux pauvres. Puis, présentant au préfet une foule d’indigents, de malades et d’infirmes, il lui déclara : « Voici les trésors de l’Eglise ! » Livré aux fouets des bourreaux, il fut ensuite étendu sur un gril de fer rougi au feu. En commémoration de ce martyre, l’empereur Constantin devait élever plus tard une des sept basiliques de Rome. Il est juste que le nom du patron de Malétable reste associé à celui de Notre-Dame de La Salette, dont la haute tour, dominant la vallée de la Commeauche, s’inscrit parfaitement dans le paysage."


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dimanche 23 juillet 2017

LA MAISON DE DOMINIQUE LEROY A PAIMBOEUF


J'avais découvert son travail au HANG ART de Saffré, j'avais bien sûr vu des photos des différentes façades de sa maison de Paimboeuf .

Voici aujourd'hui sur les Grigris la dernière façade !

 

"Bienvenue quai Boulay Paty à Paimboeuf, devant la maison de Dominique Leroy. Une maison pas tout à fait comme les autres, “habillée comme un fond de scène” au gré des envies de son occupant. Depuis plus d’un an, elle porte un décor en bois, constitué d’objets hétéroclites qui font d’elle, une demeure unique dans la région.

Art de l’éphémère

Petites lunettes rouges sur le nez, Dominique Leroy est entouré de peintures, sculptures, objets rigolos. Mystère et poésie se dégagent de cet atelier. Ces éléments en bois accolés à la façade de la maison sont le fruit d’un second défi que l’artiste s’est lancé à lui-même. Pour le premier, Dominique Leroy avait recouvert la façade de morceaux de tissus colorés… “Avant je trouvais le terme d’artiste ringard mais aujourd’hui j’assume”, souligne le Paimblotin. Ce qui plaît à l’artiste c’est l’art éphémère. “C’est drôle de chercher dans toutes les directions et d’essayer de suivre ses envies”. Le bois c’est donc ça, une envie de détourner des objets de l’intérieur pour les mettre à l’extérieur. Car c’est son créneau à Dominique d’habiller les façades en dehors des matières traditionnelles. “J’imagine toute une ville, ce serait drôle” plaisante-t-il. D’ailleurs, le dernier chantier en cours est un hôtel­/restaurant La marmite que Dominique termine bientôt sur Nantes

“Pas n’importe comment”

Artiste touche à tout accompli, Dominique a de la technique et son travail est réfléchi, pensé. Ce diplômé de l’école des Beaux-arts et ancien professeur d’arts plastiques de collège aime les formes géométriques, les lignes. Comme il le précise “rien n’est laissé au hasard” les pans de tissus suivaient des lignes horizontales et verticales. Les objets en bois actuellement sont positionnés d’une manière logique. “Je n’accumule pas n’importe comment, je trouve une structure c’est ce qui est le plus long”. En ce moment c’est à la peinture que Dominique consacre son temps avec en ligne de fond une histoire de visages puisque le monsieur peint des têtes… “Mais promis bientôt je crée une nouvelle façade, j’ai encore plein d’idées. Reste à en sélectionner une”.

Du changement pour bientôt

Nul doute que la nouvelle façade fera preuve d’originalité et de pittoresque. Pourquoi pas un brin poétique ? “Je veux faire marrer les gens, j’aime qu’ils s’arrêtent devant chez moi”, souligne Dominique Leroy. Alors n’hésitez pas si vous voulez voir les derniers jours du bois… Bientôt la maison deviendra un nouveau fond de scène."
















 DOMINIQUE LEROY
 Né en 1948, vit et travaille à Paimboeuf (44)

    Dès ses plus jeunes années, la pratique artistique se révèle une évidence. Peu scolaire dans l’âme, il fait une sortie de route précoce et quitte le cursus classique pour une formation technique. Ne trouvant pas là de quoi nourrir son appétit de connaître et de représenter le monde, il s’inscrit aux Beaux-Arts de Nantes. Manifestement doué, il enchaîne la totalité du cursus avec succès.

    Son chemin est celui d’une recherche permanente qui a pour principal terrain la peinture, même s’il s’aventure également du côté de la scénographie, de la sculpture et plus récemment de la gravure et de la lithographie. Tout est matière à inventer aux yeux de l’artiste dont le langage ne cesse d’évoluer.

    Installé depuis quelques années à Paimboeuf face à la Loire, il y jouit de la lumière et des ciels changeants de ce paysage. Depuis deux ans, il a fait de la façade de sa maison un projet artistique. En 2012, elle était recouverte d’un patchwork géant de tissus colorés et en 2014 d’une composition subtile de pièces de bois diverses : vieux sabots, instruments de musique, chaises, caisses de vin…

    Ces dix dernières années, sa peinture,  jamais tout à fait figurative, s’est attachée au thème du visage. Son travail explore le monumental comme les petites formes.










Les peintures et les sculptures de Dominique Leroy  questionnent la représentation du vivant et de son absence. Le visage ne servirait que de support à un regard, témoin d’âme … Cet artiste s’est d’ailleurs affranchi de toute volonté de ressemblance. La peinture se fait esquisse, les lignes du visage s’égarent et les traits se transforment ou se dissolvent dans une hybridation de matière. Leurs grandes tailles nous invitent à y entrer, presque physiquement, comme on pénétrerait dans un paysage. Paysage offrant une alternance de territoires flous, évaporés et de zones dont le réalisme devient l’expression d’une présence. Il se fait enveloppe dont on peut s’abstraire. Ainsi la toile devient lieu d’apparition et de disparition, lieu de vie et de mort, habitée par la prégnance d’un regard. Yeux aussi doux que las dont la fonction ne serait plus de voir mais juste de dire ; dire son ultime présence au monde ou celle gravée dans les mémoires. C’est de cette indicible présence, de sa perception, en delà de l’espace et du temps, dont il est question dans les œuvres de Dominique Leroy. Et celles-ci ne semblent être que l’expression d’une quête ; celui de révéler l’insaisissable de l’être.

Gaëlle de Sagazan  2013


LE TEXTE SUR LE HANG ART

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