Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 19 octobre 2017

DON MATEO : ANTI-DEPRESSEUR URBAIN

Une belle découverte en allant voir l'exposition FRED DEUX, tout prés du Musée des Beaux ARTS de Lyon ...
Des recherches et un nom apparait : DON MATEO ... que je vous laisse découvrir aujourd'hui
sur les Grigris.



"Dans une lutte contre la morosité galopante, Don Mateo offre aux regards des passants des visages porteurs d’histoires, d’idées et vecteurs d’émotions positives. Ses peintures épurées et raffinées vont à l’essentiel, transmettent une énergie authentique, empreinte d’enthousiasme et de détermination. Quand l’art insuffle une âme, à la rue…"

"Don Mateo choisit d’exprimer sa créativité dans son quartier qui devient sa galerie d’art à ciel ouvert et s’enrichit de ses œuvres streetart. Clin d’œil à l’enfance, à sa notion de territoire, d’appartenance, il habille les murs de ses rues comme on décore sa chambre avec les images, les posters qui sont précieux à notre univers d’adolescent…
Des premiers collages très spartiates aux lignes noires et sans couleur, aux pochoirs très techniques plus aboutis qu’il décline sur toiles, ou dans la rue, ce sont plus de 500 productions signées Don Mateo qui sont offertes aux regards bienveillants des riverains amateurs de streetart."

 "Don Mateo anti-dépresseur urbain "…








  "A la question et demain?
Don Mateo, qui aime toujours à se surprendre lui-même, poursuit l’exploration du portrait et sa quête du mieux, vers l’émergence de nouvelles idées. Une démarche artistique qu’il compare aux paroles d’une chanson de « La Rue Kétanou » : « Je ne sais pas où je vais, oh ça je ne l’ai jamais bien su, mais si jamais je le savais, je crois bien que je n’irai plus ».
 Mais quelle que soit la route qu’il empruntera, beaucoup la suivront à n’en pas douter ! Du Don Mateo streetart vers le Don Mateo art…"








"Don Mateo, né dans le début des 80, il grandit avec la culture hip hop et se passionne très rapidement, dès son adolescence pour le rap français. Sa première expérience avec le graffiti ?… une aventure dont il se souviendra : un joli tag doré sur une voiture, juste comme ça pour s’amuser lors d’une soirée, du haut de ses 12 ans…amusement de courte durée car après s’être fait attrapé il découvrira par la suite qu’elle appartenait à un membre de la famille de son professeur principal. Montée d’adrénaline garantie !…certains débuts sont plus difficiles que d’autres …
En 2010 c’est l’installation à Lyon, nouveau terrain de jeux aux multiples possibilités…très vite il revêt les murs de la ville de ses fameux portraits : des anonymes qui interpellent par l’émotion et l’énergie qu’ils insufflent. Simples hommages à ceux qu’il admire, pieds de nez plein d’humour et artistique qui désormais rendent immédiatement identifiables son style, sa patte graphique! Son leitmotiv, son ambition, ce qui l’anime au quotidien : «Agir comme antidépresseur urbain»!
La rue devient et reste désormais plus que jamais son atelier et son lieu d’expression. Une subtile combinaison entre liberté d’expression et enthousiasme créatif."

(Extraits du livre Don Matéo « Anti dépresseur » chez Critères, collection Opus Délit de Muriel Gutierrez (Auteur), Jean-Pierre Loubeau (Préface).



 LE SITE DE DON MATEO 

DON MATEO SUR FACEBOOK

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mercredi 18 octobre 2017

LES PERSONNAGES DE VICTOR LEPETIT




















"Il réalise depuis quelques années avec des matériaux de récupération : fils de fer, papier journal, ficelle, bouchons …, des personnages qu’il habille avec des sachets de thé. Il leur façonne des accessoires : appareil photo, canne à pêche, lunettes, jumelles, cage à oiseaux, des armes aussi parfois font leur apparition. Nous voici plongé dans un monde monochrome proche de celui de Tim Burton ou de Shane Acker avec comme seule tache de couleur l’accessoire qui personnalise l’individu. Il y a le photographe, le pêcheur, l’oiseleur, l’explorateur et …le guerrier. Il réalise aussi des voitures et des avions. Chaque objet nécessite de longues heures de travail. On découvre un travail obsessionnel et compulsif qui me fait bien sûr penser à l’Art Brut. Ces petits personnages prennent place sur des socles de bois flotté, on les imagine dans des cabinets de curiosité, à la fois précieux, fragiles … Nous voici dans un univers inclassable et insolite, indubitablement très lié au vécu émotionnel et fantasmatique de l’artiste. "


VICTOR LEPETIT ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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mardi 17 octobre 2017

CHRISTOPHE BARCELLA VU PAR ALAIN BOUILLET

Pour accompagner les cartes de CHRISTOPHE BARCELLA aujourd'hui un bel entretien réalisé par ALAIN BOUILLET ...



 




BARCELLA Christophe

(Vernon, France ; 31 août 1968 – )

France

Né le 31 août 1968 à Vernon (27200). Christophe grandit à Saint-Just, au sein d’une famille ouvrière aux racines multiculturelles complexes ((lombarde, tchèque, toulousaine, nordiste) issue de migrations récentes qui, confie-t-il, lui insufflera le goût de la recherche des origines et des voyages. Vers l’âge de huit ans, ses parents lui offrent les deux tomes illustrés du Larousse des noms communs et des noms propres, ouvrages qu’il feuillette inlassablement dans le secret de sa chambre. Fasciné par les cartes des continents, des pays ainsi que par les monuments et les personnages historiques, Christophe joue les détectives dans l’espace et le temps. Asthmatique à partir de l’âge de huit ans (les sports lui étant interdits), trouvant peu d’intérêt dans les jeux d’enfants habituels (ceux des cours de récréation) il va jusqu’à assumer une forme de marginalité sans pour autant devenir véritablement associable. Il se consacre alors plutôt au dessin, aux jeux de société ainsi qu’à la création et au développement d’un pays imaginaire.

Entre sa passion pour les fouilles archéologiques (il fut profondément marqué par un voyage à Pompéi) et ses incursions dans la généalogie familiale, Christophe assouvit sa soif d’investigations et transpose sa quête en dessinant des dizaines de plans et de cartes aux contours infinis de cités utopiques, comme s’il redonnait vie à des villes qui furent autrefois détruites.. Elles apparaissent peu à peu vers l’âge de dix ans. D’un format d’abord limité à une feuille de carnet, le tracé va peu à peu s’étendre jusqu’à atteindre des surfaces couvrant 2 à 3 mètres carrés. Cette entreprise est méthodiquement conduite : Entre 10 et18 ans, il entreprend de dessiner tous les jours systématiquement le soir ou la nuit dans l’intimité de sa chambre. A l’origine, le noyau de la ville naît sur une feuille A4 (hyper-centre). Puis, les feuilles sont accolées jusqu’à créer d’immenses mégapoles idéales : Des lacs, des fleuves, des montagnes, des plages structurent souvent ces plans : les routes, autoroutes, chemins de fer, métros, grouillent, se croisent, s’enchevêtrent, se superposent et résillent l’ensemble ; comme dans les villes d’Escher le regard se trouble et s’épuise à essayer de suivre un parcours. D’ailleurs Christophe explique s’être armé d’une baguette (d’une antenne ?) pour circuler dans la ville imaginaire et suivre les méandres de ces cheminements qui ne mènent nulle part en inventant des histoires interminables…Parfois, au terme de plusieurs mois de relâche, il réinvestit l’une d’entre elles pour continuer le travail de ‘’construction’’ Ce besoin viscéral et obsessionnel de « cartographier » dans le secret de sa chambre ne cessera de grandir au fil des ans jusqu’à devenir un véritable exercice de plaisir, de rêverie et de méditation, un exercice avouera-t-il finalement, qu’il a conduit de l’enfance jusqu’à aujourd’hui.

Partagé entre rationalisme scientifique et explorations artistiques, Christophe a longtemps hésité entre sciences humaines (histoire, archéologie, architecture, paysagisme, philosophie) et sciences exactes (biologie, microbiologie, génétique, informatique) avant d’opter pour activité professionnelle qui l’entraîne à être appelé sur tous les continents (Christophe est consultant en recherche pharmaceutique) tout en lui permettant de poursuivre à l’occasion du moindre temps libre la réalisation de ces cartes (Il ne voyage pas sans une mallette fourbie des outils (papiers, crayons, gommes, etc.) indispensables à son travail de cartographe.

Par ailleurs explorateur autodidacte de la conscience et du corps humains, Christophe repousse les frontières des territoires inconnus (astrologie humaniste, kabbale, etc.) et décide de poursuivre la découverte du mouvement authentique à travers des laboratoires d’improvisation en danse contemporaine, en théâtre et en écriture.

En 2016. Christophe partage sa vie entre recherche médicale et explorations créatives, entre ville (Bordeaux) et campagne (Fontcouverte), comme autant de vases communicants. Ses plans de villes utopiques – qu’il ne cesse d’enrichir et de déployer - continuent d’habiter son imaginaire et d’occuper son temps créatif.

C’est à l’Automne de cette même année 2016 que Patricia Vallet et moi-même rencontrâmes Christophe en son fief des Corbières, qu’il eut l’amabilité de bien vouloir accepter de nous montrer ses plans et de nous en conter la genèse.

D’après nos entretiens avec Christophe Barcella

Ce texte fut écrit pour l'exposition "De l'Humaine Condition...Erances, escales et recollection. Le trajet d'un amateur d'Art Brut" , une exposition qui a eu lieu à Ganges (34) du 23 Juin au 20 Août 2017 et figure donc dans le catalogue publié à cette occasion.

quelques dessins qui accompagnent certaines cartes...

LE SITE DE STUDIO VIA

LE BLOG DE JEAN-LOUIS BIGOU

LE BLOG DE FRÉDÉRIC LUX

LES CARTES DE CHRISTOPHE BARCELLA VUE PAR JEAN-LOUIS BIGOU

L'EXPOSITION DE L’ÉTÉ 2016

(cliquer)

12 Rue de Fontcalel, 
11700 Fontcouverte

04 68 49 36 61

*L'une des cartes de Christophe Barcella est en ce moment même exposée à la Galerie Deleuze-Rochetin (à Arpaillargues) dans la cadre de l'exposition "Une exposition d'Art But..." dont Alain Bouillet est le curateur et qui aura lieu du 3 Octobre 2017 au 25 Novembre 2017. 



A suivre en 2018...

- Exposition CARTOGRAPHIES: 4 artistes plasticiens au Studio VIA (Claudine Capdeville, Sylvie Romieu, Jean-Louis Bigou et Christophe Barcella) proposent leurs visions autour de la thématique des cartes. Du 26 mai au 17 juin 2018.
 

lundi 16 octobre 2017

LES CARTES DE CHRISTOPHE BARCELLA

Tout a commencé en 2016 lors de notre premier passage à Fontcouverte pour l'exposition du Studio Via " Ailleurs !" ... au sol une carte retient toute notre attention...

Elle est l’œuvre de CHRISTOPHE BARCELLA, commissaire d'exposition et artiste intrigant s'il en est.

Et nous voici en 2017 avec de nouvelles cartes et des explications toujours plus passionnantes !





Voici ce que l'on peut lire sur le blog de Jean-Louis Bigou :


Le plan et la métropole

Christophe Barcella a 47 ans, n'a rien d'un créateur autodidacte et spontané. C'est plutôt un artiste multimédia qui, après une formation  scientifique qui l'amène  aujourd'hui a voyager par le Monde en tant que consultant et une formation artistique à Lyon, est parti vivre pendant 18 ans à Montréal au Canada. Il fréquente là-bas des ateliers de créativité comme l'atelier du geste, dont il devient un des animateurs. Il s'intéresse à tous les médiums, particulièrement  la danse contemporaine, l'écriture, la peinture et noue des liens avec bon nombre d'artistes locaux. Il revient en France en 2012 pour créer dans l'Aude, le Studio VIA lieu d'expression et de partage qui est pour lui l'aboutissement d'un parcours artistique jalonné de dialogue entre les médiums.
Christophe Barcella a l'âge de 8 ans est un enfant solitaire et réservé, doué pour les études mais pas pour les relations. Ses camarades de classe l'ennuient profondément et le football et autres activités de son âge ne l'intéressent absolument pas. Il se passionne très tôt pour l'archéologie et la généalogie, fait des recherches dans ce domaine et réalise même un arbre généalogique complet des rois de France qui intriguera fortement son institutrice.
Mais c'est surtout le soir dans sa chambre que Christophe, à l'insu de ses parents, laisse libre cours à son imagination et à sa créativité. Particulièrement doué en dessin, il crée des villes. Plus exactement des plans de villes très élaborés, avec des rues, des boulevards, des places, des périphériques, des monuments, des églises, où tout est précisément mentionné, détaillé et inventé de toutes pièces. Villes imaginaires, villes idéales. Animé par un "besoin viscéral de cartographier l'humanité", Christophe en grand urbaniste refait le Monde à sa mesure et en prend le contrôle. Tout les soirs dans sa chambre, allongé sur son lit, il fait glisser une antenne télescopique sur ses plans et se déplace ainsi virtuellement dans ses villes. Il marche le long des rues qui comme les stations de Métro et les principaux monuments portent des noms de membres de sa famille où de lieux connus de lui. Quand il dessine ses plans, au crayon ou au feutre,  il commence toujours  par le centre ville sur une feuille de format A4 puis en rajoute d'autres en les scotchant entre elles au fur et à mesure de l'agrandissement de la cité. Les premiers plans réalisés à l'âge de 8 ans, déjà très précis mesurent environs 80x60 cm, les plus récents réalisés vers 15, 16 ans composés d'une trentaine de feuilles A4 peuvent faire 150x120cm. Les villes sont immenses, toujours situées en bord de mer et malgré leur démesure, un ou plusieurs aéroports avec de nombreux terminaux, des lignes de métro qui mènent les citadins directement en bord de mer, des espaces verts, de nombreux monuments, églises, châteaux, ces métropoles sont avant tout au service de l'Homme. Christophe en grand urbaniste-humaniste cherche à concilier  fonctionnalité et convivialité dans ses cités utopiques. Ne se contentant pas des 2 dimensions du plan, il imagine et dessine parfois, en 3 D des vues aériennes et panoramiques de ses cités imaginaires. La plupart des églises qui figurent sur les plans sont aussi conçues en perspectives.
Ce travail obsessionnel d'une grande minutie réalisé spontanément, "inconsciemment" dit-il, entre 8 et 16 ans, dans la solitude d'une chambre et pratiquement jamais montré, a pris fin en même temps que l'adolescence, au moment où Christophe a quitté le cocon familial et son univers virtuel pour entrer à l'université et découvrir le Monde réel.











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L'EXPOSITION DE L’ÉTÉ 2016

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